Durfort est un village très ancien mais il faudra attendre 1255 sous Philippe III le Hardi pour le voir mentionner avec certitude.
Son nom est d'origine gallo-romaine :
Duros: Forteresse en gaulois
Fortis : Fort en latin
.
Le village est construit selon un schéma précis appelé Circulade (en forme de cercle). Ces villages surtout construits entre 1080 et 1130 selon le schéma circulaire se trouvent en Languedoc Roussillon. Leurs origines pourraient être liées à une technique de défense (vision totale sans angle mort) durant ces périodes d'invasions mais aussi à un symbole chrétien. En effet, le cercle est la forme la plus pure représentant l'indépendance de l'homme et du monde créée par Dieu. Ainsi, on retrouve au centre une église ou un château.
(Si vous voulez en savoir plus, reportez-vous au dépliant et/ou n'hésitez pas à aller visiter le site Internet www.circulade.com.)
Les armoiries de Durfort
Ces armoiries sont les Armoiries enregistrées en 1696 à l'Armorial Général de France moyennant un droit d'enregistrement mis en place par Louis XIV et son gouvernement pour renflouer les deniers du royaume. Cet Armorial Général est conservé à Paris à la Bibliothèque Nationale. La Municipalité de Durfort a fait une demande de photographie de ces pages en 1988.
Les Durfortois sont surnomés " Lous Trissa Boui " :
hacheur de buis qui était utilisé en petits morceaux pour la litière des chevaux pour économiser la paille.
Durfort est à une altitude d'environ 180 m
et par comparaison le Chiffre (colline à la sortie du village en direction de Sauve) culmine à 285 m.
Les rivières de Durfort sont à l'ouest, le Crespenou, au sud le Banassou et à l'est le Crieulon. Celles-ci se jettent dans le Vidourle.
Texte et recherche de Fauchier Myriam
l'ArtRécréation est une association regroupant les artistes et amateurs d'art de Durfort, elle a pour but de créer et soutenir des évènements culturels. 
siret 422 877 191 00029 APE 5630z

Ouvrons un autre chapitre de l'histoire de Durfort qui trouve son point commun avec le ver à soie grâce à Adrien Jeanjean. Ce Durfortois est un sériciculteur mais également un passionné d'archéologie. Il réalise des fouilles et fait des découvertes notamment dans la grotte des morts. Les vestiges datant du néolithique retrouvés dans la grotte sont conservés au Musée du Colombier d'Alès et au Muséum d'Histoire Naturelle de Nîmes. Cette grotte se trouve sur le lieu-dit La Coste sur la rive droite du Tresfont à 250 m d'altitude.
Les fouilles sont interrompues car le propriétaire du terrain en interdit l'accès. Alors Adrien Jeanjean demande une commission à la Société Scientifique d'Alès qui lui envoie, sur place, 2 éminents archéologues pour réaliser ces fouilles : Paul Cazalis de Fondouce et Ollier de Marichard.
" Ainsi, l'animal emblématique de Durfort va faire son apparition. "
En effet, un jour de 1869 où Paul Cazalis de Fondouce se rend à la grotte des morts il passe sur la route d'Alès à Montpellier au niveau du Crieulon (cette route n'existe plus) et il aperçoit au-dessus d'un tas de pierre une dent d'éléphant.
Il interroge alors le cantonnier qui réalise l'élargissement de la route pour savoir où il a trouvé ça. On se met donc à surveiller de près le chantier de l'élargissement de la route ; ainsi apparaît un 2me mammouth.
Avant d'être extrait du limon, il faudra attendre car il y a la guerre en 1870. Il a été également retrouvé des vestiges datant du néolithique conservés au Musée du Colombier d'Alès et au Muséum d'Histoire Naturelle de Nîmes.
Les fouilles sont reprises en octobre 1872 après accord entre le propriétaire du terrain et le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris.
Ce mammouth, dont on retrouve tous les os sauf un tibia, date de la fin du tertiaire. Il s'est enlisé dans un sol marécageux. Il faudra 31 caisses pour l'acheminer à Paris par chemin de fer.
La tête du pachyderme devra être en partie restaurée car elle s'est abîmée à l'air libre.
Le mammouth de Durfort est exposé dans la galerie publique du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris depuis 1885.
Caractéristiques de ce Mammouth :
Nom : Elephas Méridionalis (plus ancien que le mammouth)
Taille : 7 m de long
2,50 m de large
5,50 m de haut
Poids estimé : 10 tonnes
Mesure des défenses : 3,65 m
Sur ce lieu de fouille l'on y trouvera des plantes fossiles mais aussi 4 éléphants, 4 hippopotames, 5 bisons, 4 cerfs, 1 rhinocéros, 1 cheval.
(Visiter le Musée Minéralogique et Paléontologique d'Alès).
Pour finir ce siècle, signalons la construction de l'école laïque gratuite et obligatoire en 1881.
Saint Martin de Sossenac demande la réunion à la commune de Durfort en 1791 et l'obtient en 1793.
En 1792, le château de Valfon est dévasté, celui de Vibrac et de Durfort sont incendiés. La tour de Durfort devient une prison.
XIXème siècle
Napoléon reconnaît officiellement l'Eglise Réformée.
En 1821, reconstruction du temple de Durfort.
Le siècle est prospère économiquement pour la région avec les vers à soie, les mines et les vignes. (Visiter La Mine Témoin d'Alès et celle de la Grand Combe).
On retrouve donc pas mal de débits de boissons à Durfort ce qui donne le vieil adage " Sauvo pèr canta, Quissac pèr dansa, Durfort
pèr beuré " (Sauve pour chanter, Quissac pour danser, Durfort pour boire).
En 1862, le château de Vibrac est rattaché à Durfort.
Arrive également le chemin de fer en 1865 avec la construction d'un viaduc de 3 arches au niveau des Espèches (route de Sauve face au Château de Valfont) pour traverser le Crespenou.
Malheureusement, en 1861 la maladie du ver à soie apparaît.
On fait alors appel à Louis Pasteur pour trouver un " remède ".
2 maladies sont présentes : la pébrine et la flacherie.
Pasteur met en évidence que :
La pébrine
Est un microbe présent dans le ver qui se transmet au papillon. La solution est d'analyser le papillon pour vérifier s'il est sain sinon il faut détruire sa ponte.
La flacherie
Est due à un manque d'hygiène dans la conservation de la feuille ainsi qu'un problème d'aération et de surpopulation de vers. Les mûriers sont infestés.
Les sériciculteurs s'organisent donc pour se procurer les graines de mûriers indemnes ainsi que de vers à soie sains.
Cette tour à une surface de 7m de large sur 9m de long,
une hauteur de 15m comporte 5 étages.
Les murs sont épais de 3 m en bas à 1,20 m au sommet.
Cette tour a été restaurée en 1992.
Photo prise sur tourisme gard
L'église actuelle a été construite en 1685, et 1687, à la suite de la révocation de l'Édit de Nantes, avec les pierres de l'ancienne église romane. Sur la place de la Croix, qui doit son nom à une croix monumentale aujourd'hui disparue, s'élève une des anciennes fontaines du village, construite en 838 au dessus du puits commun. Jusqu'à cette époque, il n'y avait aucun point d'eau dans le village, sauf ce puits, mais qui était juste à l'extérieur des remparts.

Céramiste












